Développement d'un SNOM pour la spectroscopie

Des mesures préliminaires sur des nanoparticules d'or individuelles de taille relativement importante (centaine de nanomètre de diamètre) nous ont permis d'obtenir une réponse caractéristique au voisinage de la résonance [Mikhailovsky et al., Opt. Lett. 28, 1686 (2003)]. Le report signal sur bruit n'était en revanche pas à notre avantage, ce qui nous a amené à optimiser le montage existant et à investir dans une lampe spectrale présentant une luminance et une stabilité bien supérieure (en attendant de pouvoir utiliser des lasers accordables). La configuration que nous avons adoptée permet de passer aisément d'une configuration en collection (excitation en champ lointain et collection par la sonde nanométrique), à une configuration en illumination (excitation par la pointe et collection en champ lointain). Afin de descendre à des tailles suffisamment petites (inférieures à 30 nm), une détection ultra-sensible sera mise en place, ce qui constitue la troisième étape du projet. Elle repose sur une technique de détection hétérodyne basée sur l'effet Doppler: la translation à vitesse constante d'un bras d'un dispositif interférométrique de type Michelson sera utilisée pour moduler le signal de référence. Contrairement à d'autres techniques, ce dispositif permettra de réaliser, sans réalignement, une étude sur l’ensemble du spectre visible, dans la gamme où les effets de couplages sont attendus.